mardi 29 mars 2022

Introduction à l'expérimentation animale

 



L’expérimentation sur animaux est largement utilisée en recherche biomédicale, en recherche toxicologique (que certains mettent dans la case recherche biomédicale) et en recherche vétérinaire .

Dans ce domaine, deux grandes visions, que je vais très brièvement résumer, s’opposent.

La première est la vision réglementaire et/ou légale et que l’on résume par le sigle des 3R (que mon invité détaillera). Cette vision indique que la dignité des animaux utilisés est respectée par les chercheurs si l’utilisation de son être est justifiée par des intérêts apportés à la société humaine. C’est ce que le droit suisse nomme « la pesée des intérêts ». Dans cette « pesée des intérêts » la loi intègre la notion « d’indispensabilité ». Plus clairement, la législation suisse indique que la recherche peut utiliser un animal si et seulement si la société humaine y trouve un bénéfice (le plus souvent médical ou de sécurité alimentaire) et qu’il n’existe aucune autre alternative pour ces recherches à l’utilisation animale. Cette vision, d’une certaine façon, oppose donc l’animal et l’humain puisque le second utilise le premier pour son intérêt. La limite ici est le modèle animal utilisé. Un mauvais modèle ne permettra pas d’apporter une quelconque réponse à une question scientifique possible et les individus animaux seront utilisés pour rien. Si techniquement la loi devrait vérifier les modèles proposés pour diminuer le nombre d’individus utilisés, dans de nombreux cas, le bénéfice paraît si important que l’on ne pèse nullement l’intérêt du modèle proposé. Je pense notamment aux modèles utilisés en cancérologie

La seconde vision, celle de mon invité mais il la définira bien mieux que moi, indique que l’humain ne doit pas utiliser l’animal à son profit. A tout le moins, ne devrait pas le faire souffrir pour en tirer un quelconque bénéfice. Il n’y a pas ici d’opposition entre l’humain et l’animal. La limite ici est l’expérimentation sur l’humain lui-même. Cette limite a été démontrée lors du vote du 13 février 2022 en Suisse. L’initiative 1 avait en effet pour titre « initiative populaire interdiction de l’expérimentation animale et humaine ». Les porteurs de cette initiative souhaitaient aussi l’interdiction des essais cliniques s’ils ne sont pas effectués dans le cadre d’une médecine dite « personnalisée ». Plus exactement, dans le texte de l’initiative il est écrit que (je cite) « les expérimentations animales et humaines sont intéressantes d’un point de vue marketing ou juridique ; elles sont toutefois trompeuses en ce qui concerne la santé. L’expérimentation humaine ne fournit que de vagues valeurs moyennes. Elle n’offre aucune garantie pour le traitement des individus ». Plus loin, le texte indique que (je cite toujours) : « La protection des animaux et des humains est actuellement insuffisante. Les animaux sont privés de leur liberté, d’un développement normal et de leur intégrité émotionnelle et corporelle. Les humains incapables de donner leur consentement ou mal informés sont eux aussi insuffisamment protégés. Avant une expérience, personne ne peut prédire quels patients en particulier subiront des souffrances ou des dommages psychiques ou physiques ». Mon invité nous dira ce qu’il pense de ce point.

Une troisième vision, ultra-minoritaire, celle d’un biologiste pur, est que toute vie utilise toute vie pour son propre profit. La vie est continue et tout individu se sert d’un autre pour sa survie et la survie de son espèce via l’alimentation, la protection contre le froid, la santé. La limite de cette vision est que tout, même la pire horreur, devient acceptable.

Mais tout n’est pas acceptable et tout doit donc être débattu. Aujourd’hui, avec Nicolas Marty nous vous proposons un débat qui a pour question : « Expérimentation animale en Europe: mieux l'encadrer ou l'interdire? ». Si l’on parle de l’Europe c’est parce que Nicolas est un militant en France et moi un postdoctorant en Suisse. Ce qui va être intéressant ici est que Nicolas maîtrise les lois, leur historique et la philosophie derrière cette expérimentation animale. Moi, en tant qu’utilisateur d’animaux pour mes recherches, la technicité et la méthodologie sur les recherches animales. Ce que j’aime chez Nicolas c’est sa précision et sa restriction à ce qui se passe en France.

Avant de lui laisser la parole, et pour éclairer un peu mon positionnement, je vais vous parler de mes recherches antérieures et actuelles. J’ai débuté ma carrière par un travail sur la mise au point de deux méthodes alternatives à l’utilisation animale. La première pour un organisme public, feu l’Afssaps, devenu l’ANSM après le scandale Médiator. A l’époque, en Europe, on utilisait des lapins pour vérifier la quantité de pyrogénes sur les médicaments disponibles sur le marché. A savoir que les pyrogénes conduisent à des chocs anaphylactiques et donc au décès du patient. Aux USA, ils utilisaient du sang de limule, un crabe. En collaboration avec une équipe à Genéve et une équipe à Berlin, j’ai travaillé sur une méthode de quantification des pyrogénes sur du sang humain. Depuis 2012, cette technique est utilisée en France. Les lapins ne le sont plus. Pour l’industrie pharmaceutique, la compagnie Pierre Fabre, j’ai travaillé sur une méthode de quantification de possibles interactions médicamenteuses. A l’époque, c’est-à-dire avant la mise en place de méthodes de remplacement, on utilisait des chiens. En interne j’ai élaboré une méthode utilisant des cellules de foie humain provenant de donneurs souvent en mort cérébrale. Pendant ma thèse j’ai travaillé sur du tissu humain et là j’ai commencé à vouloir travailler sur animaux. Pourquoi ? Parce que dans le domaine de l’endocrinologie et de la physiologie il y a une certaine frustration de ne pas pouvoir travailler sur un organisme entier. Les questions posées seront plus restrictives de fait et les réponses parfois inexistantes. J’ai donc cherché un post-doc durant lequel je pourrais étudier un organisme entier. Aujourd’hui, je travaille sur rongeurs, depuis 3 ans donc, et comme la plupart des chercheurs je m’interroge sur nos pratiques. Notamment les sacrifices. Je ne vois pas les associations de défense des animaux comme des adversaires mais, au contraire, comme des organisations complémentaires au monde de la recherche. A la condition qu’il y ait une compréhension du monde de la recherche. Et, à la condition de ne pas tomber dans certains extrêmes. Ce qui, à mon sens, est le cas de l’initiative du 13 février. Certains militants ont, lors des débats que nous avons eu sur des marchés, traité les chercheurs de « génocidaires ». La complémentarité me semble difficile à voir en ce cas. Mais les chercheurs ont souvent aussi des mots très durs envers les défenseurs des droits des animaux. Les échanges sont nécessaires. Et Nicolas et moi vous en proposons un aujourd’hui. Ainsi, vous comprenez que pour moi l’expérimentation animale peut-être substituable parfois, nécessaire parfois également. La notion de nécessité sera discutée.

Paul-Emmanuel Vanderriele

mardi 22 mars 2022

Colloque IHU Méditerranée: appel à la jeune garde scientifique!

 


Hier, avec un fort talentueux technicien qui m’aide sur le projet, nous avons passé une dizaine d’heures devant une machine de mesure de tension vasculaire. Une dizaine d’heures ! Simplement pour la mise au point d’un de nos contrôles ! Le soir venu, rentré à la maison, tard ! les enfants qui crient, à nourrir, laver, embrasser et coucher. Et puis un brin de ménage. Il est minuit passé. Le prochain bus est à 6 heures…

Une dizaine d’heures pour un contrôle ! Nous aurions pu légèrement tourner une molette, modifier une image ou que sais-je d’autre ? Au lieu de cette dizaine d’heures nous n’en aurions mis qu’une. Mais nous aurions alors frauder !

Oui, c’est long la science. Le résultat ne vient pas à nous. Nous devons le chercher ! Le débusquer ! Pour peu bien sûr que nous nous soyons préalablement posé les bonnes questions !

Oui, c’est long la science ! Ce résultat débusqué, analysé, décortiqué, mis en parallèle avec celui d’autres équipes nous donne le saint Graal : la publication scientifique ! Cette publication tant méritée ! Ce champagne du chercheur ! Ce diamant brut que l’on ne tire pas de la mine tous les 4 matins…

Oui, c’est long la science ! Mais sans ce temps impératif et irréductible aucun résultat ne peut être reproductible ! Aucun résultat ne peut alors avoir du sens ! Aucun résultat n’est digne d’en être de la recherche !

Il existe mille et une façon de réduire ce temps. Mais quelle que soit celle utilisée, on est dans la fraude.

Si la science c’est croire ce que l’on voit par la méthode, la fraude c’est voir ce que l’on croit ! Éric Zemmour me permettra sans doute de reprendre une partie de son propos et de l’affiner. Lui qui, je cite, « voit ce qu’il croit ».

Si la science c’est valider ou invalider ses hypothèses par des résultats méthodologiquement acquis, la fraude c’est valider ou invalider ses résultats selon qu’ils soient, ou non, en accord avec nos hypothèses. Le plus souvent les hypothèses du chef/directeur. Pour citer le Dr Guy-André Pelouze : « La médecine française est une médecine ou l’opinion de gens nommés à vie prévaut sur les résultats scientifiques, expérimentaux, et en particulier sur les résultats infalsifiables des essais cliniques. Ces personnes ont l’impression d’être dans une situation d’omniscience. Ils affirment des choses et personne ne doit remettre en question leurs propos ». Et c’est bien ce qu’a démontré l’enquête de Médiapart sur le système de fonctionnement de l’IHU Méditerranée.

Bientôt, se tiendra à l’IHU Méditerranée, un colloque de pseudoscience antivaccinale. N’ayons pas peur des mots : l’un de nos fleurons de la recherche biomédicale française bats le pavillon des pseudosciences ! Selon le Dr Laurent Mucchielli, organisateur de ce colloque, je cite, « Ce colloque scientifique réunit uniquement des universitaires qui ne répètent pas les discours officiels ». Comprenons : ce colloque réunit uniquement des universitaires qui luttent par la fraude contre le consensus scientifique ! Autrement dit, pour ces chercheurs et leurs hôtes, la science est devenue une opinion. Banale ! Vulgaire ! Discutable à l’envie !

Un sondage paru ce matin fait froid dans le dos : Plus d'un Français sur deux considère que les théories scientifiques ne sont que « des hypothèses parmi d'autres ». Voilà ou nous en sommes rendu ! Voilà le résultat de la politisation du monde de la recherche ! La boîte de Pandore est ouverte ! Terrible sera la suite !

Et pendant que d’indéboulonnables chef de services ou directeurs d’instituts, devenus plus politiciens que chercheurs, imbues d’eux-mêmes et de leurs propres certitudes, diffusent leurs théories fumeuses, et parfois létales en biomédecine, de jeunes et talentueux chercheurs suent, publient peu et, in fine, abandonnent par manque de bourses. Des centaines, des milliers de talents sont jetés sur les trottoirs aux limites du monde de la recherche comme de vulgaires ordures. Et au-delà du limes, pense-t-on, il n’y a que barbarie ! Et pourtant, la barbarie est bien à l’intérieur, grandissant à l’ombre de cette trahison des tutelles si bien décrite par le professeur Jacques Robert !

Les intervenants de ce colloque seront tels des Staline : regardant leurs vidéos de propagande en se convaincant que c’est la réalité ! Cette propagande, protégée par le monde politique et l’entre-soi marseillais, sera diffusée au public par les réseaux sociaux. Encore une fois, des chercheurs intègres se lèveront contre elle. Mais ils finiront broyés par les insultes et autres menaces de mort. Dans l’indifférences crasse des tutelles ! Dois-je ici leur demander d’agir ? En période d’élections personne ne bougera ! Pourtant la désinformation tue la démocratie ! Mais c’est un péril lent ! Un danger impalpable jusqu’au jour de son explosion !

Dans le monde de la recherche, au moins français, le talent est broyé et jeté. Memento Mori ! Faisons-en sorte que la jeune garde mette fin à ces états de fait ! Le talent fait fierté et donne l’éternité. La fraude est emportée dans la tombe.

Paul-Emmanuel Vanderriele

 

mardi 15 mars 2022

Guerre en Ukraine: la science pour la paix?


Il n’était pas rare que, lorsque le soleil ne se montrait pas timide, je me rendis à pied en centre-ville. Le chemin entre le campus universitaire et la place de la Comédie, fort agréable, permet de découvrir une partie du Montpellier historique. Nous étions l’un de ces jours lorsque je fis abordé par une jeune fille déboussolée. Se tenant devant le CROUS, fermé à cette heure-ci, elle m’interrogea sur les horaires d’ouverture et m’indiqua qu’elle cherchait un logement étudiant. A cette époque-là de l’année sa requête me semblait suffisamment étrange pour que je l’interrogeasse à mon tour. Originaire du centre de la France, mineure et non étudiante, elle était arrivée relativement par hasard à Montpellier quelques heures plus tôt. Je n’en sus pas plus mais assez pour la conduire à un hôtel du centre, lui payer une chambre pour la nuit et lui donner mon numéro. Au cas où. Le cas se présenta dès le lendemain. Et pratiquement tous les jours les mois qui suivirent. Sa vie n’était que drame. Accroc à l’héroïne avant ses quinze ans, elle est mise à la porte par sa mère qui ne la supporte plus. S’en suivra un an de squats crasseux et de viols sur les routes de l’hexagone. Pas encore âgé de dix-sept ans au moment où nos chemins se croisèrent elle n’avait connu de l’amour que la violence animale des hommes. Blessée, le corps mort, mais l’âme vive, elle tentait désespérément de ne pas couler. Tout en elle était douleur. Elle humait l’air, non pour vivre, mais dans l’attente de sentir l’espoir passer. Pour survivre.

 

Au cours de mes études, à cette époque ou le temps ne s’effiloche pas dans nos doigts comme un bas trop longtemps porté, j’ai usé les trottoirs montpelliérains. Pour diverses raisons. Politiques tout d’abord. Humaine par la suite. Des êtres blessés par la vie, de pauvres carcasses humaines essayant de survivre, j’en ai connu. Souvent talentueux, ces humains rejetés, par leurs parents, une famille ou par un employeur, se mourraient sous les yeux clos des passants. Je me souviens de cette vieille femme abandonnée de tous ne pouvant se loger à cause de sa retraite trop maigre. Morte sous le poids de la violence de la rue. Je me souviens cette pianiste géniale, constamment droguée et sans le sous qui nous donnait de magistraux concerts sur ce piano posé pour l’usage de tous à la gare. Je me souviens…Tant d’autres !

 

Cette terrible misère pourtant n’a pas connu l’horreur de la guerre. La guerre c’est pire ! Plus poussiéreux, plus bruyant, plus dangereux ! Si dans la rue on prie pour survivre une nuit de plus, le pari se fait pour une minute dans une guerre ! Plus implacable que la rue, la guerre broie. Des hommes, des femmes, des enfants. De tout âge, de toute condition. Elle broie, ampute, tue, esseule sans état d’âme. Des orphelins, le cœur emplit de stupeur puis de haine naissent à tous les coins de rue. Ils appartiendront à l’Histoire et, plus tard, on leur demandera d’y entrer avec fracas par la vengeance. Pour la grandeur ! Le sang comme gloire ! Quelle triste destinée !

 

Dans cette guerre qui oppose l’Ukraine et la Russie, je pense aux femmes ukrainiennes qui voient, la larme à l’œil et la peur au ventre, leurs maris, leurs enfants, prendre les armes pour défendre leur patrie. Leur résistance est héroïque. Certes ! Mais terrible aussi ! Car cela l’est de tirer sur un autre homme ! Je me souviens de ces mots de feu le résistant Yves Guéna : « se battre pour son pays, ce n’est pas de la violence, c’est de la grandeur ». Terrible sort pour l’Ukraine ! Mais je pense aussi aux femmes russes qui, elles aussi, ont vu leurs maris, leurs enfants partir faire la guerre chez le voisin. Beaucoup ne reviendront pas ! Beaucoup de ces femmes, de ces mères russes finiront leur vie en pleurant ! Quelle misère ! Quelle tragédie !

 

Lorsque l’on use de ce mot : guerre, nous ne devons jamais oublier ce qu’il représente. Sacrifice, sang versé, désespoir, horreur ! Il n’est pas un mot à agiter par plaisir, par délectation, par ennui. Il est un mot sérieux par les ravages qu’il porte en lui.

 

De cette guerre je ne connais rien. Je ne connaissais pas la géopolitique de l’Europe de l’est hier, je ne la connais pas plus aujourd’hui ! Certains sont devenus des spécialistes dans la nuit se forgeant de solides opinions qu’ils brandissent. D’autres, souvent journalistes, nous parlent, la peur faisant vendre, de troisième guerre mondiale. Tant mieux pour eux !

 

Dans ce chaos ambiant, et sans être un pacifiste, loin s’en faut, je souhaite parler de paix ! Dans cette guerre je n’ai ni opinion ni barrière. Deux peuples frères se massacrent. Je ne suis ni pour l’un ni pour l’autre. Et donc pour les deux. Mon étendard à moi est la science. Et la science est pacifique !

 

La science ouvre des ponts entre civilisations par la collaboration des intelligences. Les défis que nous autres humains avons à relever sont nombreux. La science, à l’image de l’évolution créatrice, sait être compétitive et collaborative. La communauté scientifique se doit de promouvoir la paix par la collaboration de ses membres. Des êtres s’interrogeant ensemble et travaillant de concert aux réponses ne peuvent se faire la guerre. La communauté scientifique a donc un rôle nécessaire et impératif à jouer pour que ces deux pays puissent sereinement reprendre le chemin de la paix. Personnellement je vous présenterai des recherches intéressantes effectuées par des équipes des deux pays. La mise en avant de l’intelligence, de la compréhension et de la réflexion couplée à la lutte contre la désinformation, est une façon parmi d’autres de faire taire les armes. Mais, en tant que jeune chercheur, c’est la seule dont je dispose.

Paul-Emmanuel Vanderriele

jeudi 16 décembre 2021

Les origines du sars-cov 2 selon la science

 

Comme sur nombre de sujets concernant cette crise sanitaire, l’origine du sars-cov2 est devenu politique. Ainsi, à cause de ce déplacement du champ scientifique au champ politique et, plus exactement ici au champ géopolitique, la désinformation a pris lieu et place de l’information scientifique. Le 13 janvier 2021, dans la revue Nature1, Angela Rasmussen, de l’université Georgetown de Washington, explique qu’il est impératif de combattre l’immixtion de la politique dans les recherches de santé publiques. Elle indique que le public doit aider les chercheurs dans ce combat pour que les recherches et investigations scientifiques soient neutres et objectives. Elle rappelle entre autre que si l’hypothèse anthropique du sars-cov 2 s’est autant et aussi vite diffusée aux USA, c’est parce qu’elle a d’abord été présentée sur Fox News en février 2020 par le sénateur Tom Cotton et reprise ensuite par Le secrétaire d’état Mike Pompeo, puis par le président lui-même, Donald Trump et enfin par une organisation qui n’a rien de scientifique The Rule of Law Society, dirigé par le célèbre Stephen Banon (que l’on nomme Steve Banon en France). De cela j’en ai parlé en détail dans une précédente vidéo sur le sujet2. Il est intéressant par ailleurs de constater que l’hypothèse d’une origine anthropique du virus commence à largement diffuser au moment même où sont publiés les premiers articles sur son origine. Le 3 février 20203, alors que la Chine déclare 2 794 cas et 80 morts, une équipe de recherche indique dans A pneumonia outbreak associated with a new coronavirus of probable bat origin, que ce nouveau coronavirus transmissible à l’homme présente 79.6% d’homologie de séquence avec le sars-cov (qui devient donc sars-cov1) et 96,2% d’homologie au niveau du génome complet d’un coronavirus de chauve-souris : le dorénavant fameux RATG13. Le 20 février 2020, une autre équipe chinoise qui a aussi isolé le virus du plasma de patient et séquencer le virus publia dans le NEJM des résultats confirmant les précédents4. D’un point de vue scientifique, il est ainsi surprenant que les autorités américaines parlent de virus artificiel alors que la recherche le désigne comme naturel et qu’elle commence à chercher le ou les hôtes intermédiaires. L’une des premières hypothèses d’ailleurs, datant d’avril 2020, largement oubliée depuis, est que le serpent serait l’intermédiaire5.

Dans cette vidéo, ce texte, nous allons explorer les diverses hypothèses et autres interrogations en les traitant dans l’ordre de leur publication ou presque. Mon objectif est de vous montrer ici, sur un sujet qui nous est familier depuis deux ans comment la recherche procède, s’interroge, se corrige, se répond et arrive au final à un consensus clair. Je n’ai pas analysé tous les articles sur le sujet ; on tournerait en boucle. J’ai sélectionné les plus pertinents et pour certains ceux qui ont suscités le plus de commentaires de la part de la communauté académique.

Toutefois, avant de commencer ce fascinant voyage, nous devons nous armer de connaissances sur la structure de la dorénavant fameuse protéine spike. Pour cela, et pour ne pas être influencé par les recherches actuelles sur la pandémie de sars-cov2, je vais me baser sur des articles antérieurs à celle-ci. Pour les plus profanes, je note ici qu’au niveau de sa séquence, une protéine est décrite à trois niveaux différents qui sont trois niveaux structurels. Le niveau primaire ou plan d’une protéine est orientée et possède donc deux pôles que l’on nomme N et C terminal. La protéine spike des coronavirus est composée de trois segments : un large ectodomaine ; à comprendre un domaine externe ; une ancre (anchor en anglais) composée d’un seul domaine transmembranaire et une courte queue intracellulaire. L’ectodomaine est composé d’un domaine de liaison au récepteur (RBD) qui est la sous-unité S1 et d’un domaine de fusion à la membrane qui est la sous-unité S222. Les études par microscopie électronique ont montré que la sous-unité S1 ressemble en structure tertiaire à un trimère en forme de clou de girofle alors que la sous-unité S2 est plutôt filaire. Lors de l’entrés du virus dans la cellule, la sous-unité S1 va ce lier à un récepteur de surface de la cellule hôte permettant d’attacher le virus à la cellule. La sous-unité S2, quant à elle, va permettre une fusion de la membrane du virus avec la membrane cellulaire permettant un relargage du génome viral dans la cellule hôte. Ce mécanisme viral d’attachement et de fusion est critique et est dépendant du virus. Les coronavirus reconnaissent des motifs de récepteurs très hétérogénes23. Par exemple, l’alphacoronavirus HCoV-NL63 et le betacoronavirus sars-cov 1 reconnaissent l’enzyme de conversion de l’angiotensine de type II, la fameuse ACE2. D’autres alphacoronavirus comme TGEV, PEDV ou encore PRCV reconnaissent eux l’aminopeptidase N. D’autres betacoronavirus comme le MERS-Cov ou encore le HKU4 reconnaissent la dipeptidyl peptidase 4 qui est une serine-peptidase22. On constate donc que dans une même famille de coronavirus les motifs de récepteurs reconnus pour l’attachement du virus à la cellule hôte sont très divers. Indication nécessaire ici, les coronavirus sont divisés en quatre grandes familles les Alphacoronavirus, les Betacoronavirus, les Gammacoronavirus, et les Deltacoronavirus ; elles-mêmes subdivisées en clades. Concernant sa fonctionnalité, il a été démontré que pour être active, la protéine Spike doit être clivée par des protéases de la cellule hôte, c’est-à-dire par des ciseaux protéiques de la future cellule infectée, c’est-à-dire qu’il doit y avoir séparation des deux sous-unités8. Mais cette cette protéolyse peut également avoir lieu plus tardivement au niveau du cycle de vie viral. Selon la période les protéases seront de nature diverses. Les proprotéine convertases comme la furine seront utilisées lors de l’encapsulation virale, les protéases extracellulaires comme l’élastase après le relargage du virus dans le milieu extracellulaire, les protéases de surface comme la sérine protéase de type 2 après l’attachement viral à la cellule hôte et, enfin, les protéases lysosomales comme les cathepsine B et L après l’endocytose virale. Il serait fou de rentrer dans tous les détails pour cette vidéo sur l’origine du sars-cov2 mais nous constatons qu’il y a une hétérogénéité dans les récepteurs membranaires reconnus par les spikes des coronavirus et dans les divers types de protéolyses possibles des spikes. Ces quelques éléments démontrent que les coronavirus sont en constante évolution et qu’ils se combinent les uns avec les autres.

Possédant dorénavant ces connaissances sur la spike, débutons notre voyage.

Le 10 février 2020, alors que le professeur Raoult n’avait pas encore doctement expliqué que la covid 19 ferait moins de morts que les accidents de trottinette et était à quinze jours de sonner la fin de partie d’une pandémie qui court toujours deux ans plus tard, des membres de son institut  publièrent un article11 (et, notons le car fait exceptionnel : non co-signé par Professeur Raoult et non publié dans leur feuille de chou), ou ils démontrent, par analyse et comparaison de séquences géniques de la spike protéine de divers virus que le site de clivage à furine présent sur le sars-cov2 est absent chez les coronavirus de la même clade. Ils estiment que ce gain de fonction permettra au sars-cov 2 de se propager plus facilement chez l’humain que les autres coronavirus. Ils font l’hypothèse, mais sans la vérifier, que cette particularité du sars-cov 2 est le fruit d’une évolution convergente entre des coronavirus non apparentés. Cette observation, celle d’un site particulier et spécifique de 12 nucléotides sur la protéine spike du sars-cov2, fut vérifiée par une équipe américaine qui publia ses travaux le 9 mars 202012. Eux, pour arriver à leur conclusion utilisèrent l’élégante méthode de cryo-electron microscopy qui, selon un article paru dans Nature le 10 février 2020, révolutionne la biologie structurale13. Tout comme les marseillais ils estiment que ce site est une cible thérapeutique potentielle. Et cette idée n’est pas nouvelle. En effet, dans un article de 2012, l’équipe du professeur Steinmetzer de l’université allemande Philipps à Marburg, a présenté ses travaux sur la possibilité d’utiliser ce site de clivage à furine9 comme une nouvelle cible thérapeutique pour lutter contre des infections virales. Ils ont étudié l’effet de 28 composés expérimentaux sur l’inhibition du clivage de type de ce site. Nous apprenons ici que ce type de site est relativement courant et présent chez de nombreux virus comme le VIH, Ebola et certaines souches grippales : H5 et H7. On notera déjà une différence entre ce que dit la recherche et ce qui est raconté dans Hold-Up + sur le sujet de ce site de clivage à furine. Je vous laisse voir ma vidéo de l’époque10.

Le 17 mars 2020, alors que la France entre en confinement, est publié dans Nature Medecine un article qui fera date : The proximal origin of the sars-cov221. Il est court. Trois pages. Trois pages seulement mais pour la première fois l’origine anthropique et naturelle du virus sont étudiées.  A ce moment-là, le virus était présent dans 110 pays, on comptait 121 564 cas enregistrés et 4373 décès. On notera pour notre culture générale que le sars-cov 2 est le septième coronavirus qui parvient à infecter l’humain. Avant lui, le sars-cov et le MERS-cov sont mortels alors que le HKU1, le NL63, l’OC43 et le 229E ne provoquent que de légers symptômes. Comme leurs collègues, eux aussi observent ce site de clivage à furine à la jonction des sous-unités S1 et S2. Ils notent aussi un site particulier predicted O-linked glycan permettant une glycosilation post traductionnelle. Ils indiquent qu’il est théoriquement possible que ce virus soit d’origine humaine. Mais pour eux c’est expérimentalement impossible. D’une part, pour obtenir un site polybasique de clivage à furine, et cela est faisable chez des virus de la grippe, il aurait fallu partir d’un virus avec une haute similarité génétique et passer beaucoup de temps à faire des passages cellulaires. Le second argument, et non des moindres, est qu’un tel type de glycosilation ne peut être obtenu que par contact avec un système immunitaire24. C’est-à-dire qu’au sein d’un animal ou d’un humain. Ainsi pour eux, une telle création in vitro est exclue. Ils émettent donc deux hypothèses réalistes. La première est que ce virus provienne directement d’un transfert entre l’animal et l’homme. Le virus serait originaire d’une chauve-souris ou d’un pangolin et aurait été transmis à l’humain après sélection naturelle et maturation. La seconde est qu’un ancêtre du sars-cov 2 circulerait chez l’humain depuis longtemps. Ayant peu d’effets il serait resté sous les radars. Mais évoluant et acquérant ce site de clivage polybasique il serait devenu plus virulent et mortel. Un peu plus tard dans l’année, le 7 juillet 2020, une équipe chinoise va publier une étude25 ou par analyse phylogénétique et modélisation structurelle démontre la possibilité d’une origine naturelle du virus. Pour eux, les coronavirus de pangolin échantillonnés divergent trop du sars cov 2 pour être un ancêtre du virus car il ne peut pas se lier à ACE2. Cependant, un coronavirus du Guadong a un motif de liaison au récepteur identique à celui du sars-cov2. Le RATG13 lui à un domaine de liaison au récepteur différent du sars-cov 2 malgré une très forte homologie au niveau des autres séquences virales. On notera toutefois que le RATG13 peut se lier à ACE2, avec une efficacité moindre que le sars-cov2. Pour eux, il est probable qu’un virus dérivé de RATG-13 se soit recombine avec un virus de pangolin de type SL-CoV GD; obtenant ainsi le motif spécifique du sars-cov 2. Le 27 août 202026, une équipe anglaise utilisant une méthodologie stricte pour l’analyse de la séquence et de la structure du sars-cov2 en arrive à la conclusion d’une recombinaison entre divers types de coronavirus animaux pour expliquer l’appartion du sars-cov 2. Un peu avant, le 12 août 2020 dans l’article Might SARS‐CoV‐2 Have Arisen via Serial Passage through an Animal Host or Cell Culture?6  deux chercheurs américains émettent une hypothèse qui est à la limite entre la thèse d’apparition naturelle et celle d’apparition artificielle. Ces deux généticiens expliquent que ce virus est sans doute le fruit d’un passage en série viral. Ce passage type de passage peut être fait sur des cellules humaines ou animales génétiquement modifiées in vitro ou chez des animaux. Pour eux, le fait que le sars-cov2 soit affin pour ACE2 du pangolin (démontré dans une publication du 14 mai 202027) suffit à démontrer qu’un coronavirus de pangolin ne peut pas être l’ancêtre du sars-cov 2. Je noterai ici que pourtant la découverte de l’équipe du professeur Jinping Chen sur l’affinité du sars-cov2 avec ACE2 du pangolin n’invalide pas la théorie vue précédemment. Ils émettent deux hypothèses sur l’origine du sars-cov 2 en se basant sur deux études en pré-print mais rejeté par les reviewers (sous pression de la Chine nous expliquent doctement ces généticiens américains). Pour en dire un mot, ses études démontraient l’affinité du sars-cov 2 pour l’ACE2 de deux animaux : le furet et le Scandentia, un petit rongeur arboricole. Pour ces auteurs donc, le sars-cov2 a pour ancêtre un coronavirus soit de furet et proviendrait donc d’un élevage intensif soit d’un Scandentia qui est, nous disent-ils, utilisé comme animal de laboratoire en Chine. Il pourrait donc s’agir d’une fuite involontaire d’un laboratoire.

Suivant cette idée d’un probable accident de laboratoire, deux microbiologistes vont mettre le feu aux poudres. Rossana Segreto de l’université autrichienne d’Innsbruck et de Yuri Deigin de la société canadienne Youthereum Genetics, publient le 22 octobre 202016, un article qui va beaucoup faire parler de lui. Si les auteurs admettent volontiers que des virus chimères peuvent apparaître naturellement via recombinaison, ils estiment que le sars-cov 2 a une origine artificielle. Dans leur article ils accusent de manière directe l’institut de virologie de Wuhan de ne pas avoir publié avant la pandémie la séquence génique du parent le plus proche connu du sars-cov 2 : le virus de chauve-souris : RATG13. Autre reproche. L’institut de virologie de Wuhan a démontré qu’une région : la RNA-dependent RNA polymerase est identique chez le sars-cov 2 et RATG13, deux virus qui, rappelons-le partagent 96,2% de séquence génique identique. Les auteurs de l’article ont repris les travaux des chercheurs de Wuhan et ont comparé cette séquence RNA-dependent RNA polymerase du sars-cov 2 avec celle d’un autre virus dont la séquence a été publié en 2016 : le BtCoV/4991. Et là aussi ils trouvent une homologie de 100%. Ainsi, pour les auteurs de l’article, des séquences publiées avant la pandémie c’est le virus BtCoV/4991 qui est le plus proche parent du sars-cov 2 et non le RATG13. Ils accusent l’institut de virologie de Wuhan d’avoir donné des noms différents à ces virus pour entretenir la confusion. On notera ici, que dans un article publié le 21 avril 202117, les auteurs accuseront une fois de plus l’institut de virologie de Wuhan, ainsi que Plos One et Nature, d’avoir publié des résultats différents sur une séquence du receptor binding domain d’un même virus, dentifié, selon eux, sous deux noms différents : MP789 et GD_1. Enfin, ils accusent l’institut de Wuhan d’avoir supprimé leur base de données sur les virus étudiés là-bas. Si vous trouvez la situation confuse et obscure pour des papiers scientifiques peer-reviewés, sachez que la communauté académique la trouve tout autant. D’ailleurs, le premier papier de ces auteurs sur l’origine du sars-cov2 daté d’avril 2020 a été rejeté après la publication du pré-print. Dans celui-ci, intitulé : is considering a genetic-manipulation origin for sars-cov 2 a conspiracy theory that must be censored ?, et je vous donne le lien Research Gate, l’article ne se trouvant plus qu’ici, ils ont conduit une expérience visant à démontrer que le sars-cov 2 est une construction de laboratoire. Je ne jugerai pas ici leur méthode, n’étant pas assez expert, mais le fait qu’un papier ne passe pas la barrière du reviewing, surtout en une période de binge-publishing, ne sent pas bon. Mais revenons à leurs hypothèses de leur papier du 22 octobre 2020. Pour eux, depuis 2018 et la visite d’officiels de l’ambassade américaine à l’institut de virologie de Wuhan, le défaut des protocoles de sécurité de cet institut est un fait avéré. Ainsi, se basant sur ce constat d’officiels américains et sur leur hypothèse que les chinois manipulent génétiquement des coronavirus de chauve-souris et de pangolin et ont utilisé le RATG13 ou le MP789 comme virus de base pour fabriquer le sars-cov 2 via passage successif dans des cellules humaines in vitro, ils estiment que le sars-cov 2 a pu s’échapper d’un laboratoire de l’institut de Wuhan via l’auto-inoculation accidentelle du sars-cov 2 par un chercheur, via la fuite d’un animal d’un laboratoire, via la morsure ou la griffure d’un chercheur par un animal de laboratoire contaminé, via la ventilation des hôtes de l’institut ou via les poubelles de l’institut.

Mais la recherche avance et en fin d’année 2020, deux chercheurs chinois vont publier un article qui démontre l’hypothèse de l’IHU marseillais sur l’origine de ce site de clivage à furine7. Récupérant les séquences des protéines spike de divers coronavirus présentes sur la base InterPro, sur lesquelles ils ont effectué des études phylogénétiques et du modeling moléculaire. Leur étude a montré qu’il est commun pour un betacoronavirus de posséder un site de clivage à furine. Pour la spike S1/S2, le motif de reconnaissance de la furine est présent chez tous les gammacoronavirus et est apparu chez deux clades des alphacoronavirus. Ce site est toutefois différemment positionné chez les betacoronavirus, les alphacoronavirus et les gammacoronavirus. Cela démontre que les betacoronavirus ont transmis ce type de site aux deux autres familles de coronavirus. De même, le site particulier présent chez la protéine spike du sars-cov 2 est retrouvé chez quelques sarbecovirus comme le fameux RATG13. Ce site semble être apparu récemment chez ces sarbecovirus. Ils ont aussi observé qu’un site similaire, mais différemment positionné sur la protéine, était présent chez les merbecovirus et les embecovirus. L’alignement des séquences de ce site chez les embecovirus prouve qu’ils partagent un ancêtre commun. Selon les deux chercheurs, toutes ces observations indiquent une origine naturelle du site de clivage à furine de la protéine spike du sars-cov 2. Cette hypothèse a d’autant plus de poids que le 11 mai 2020, parait une étude d’une équipe sino-australienne 14, montrant que RmYNO2, un virus de chauve-souris apparenté aux coronavirus, et qui partage 93,3% d’identité de séquence, au niveau du génome complet, possède aussi une insertion de plusieurs acides aminés à la liaison des sous-unités S1 et S2 de la protéine spike. Toutefois, à la différence du sars-cov2, RmYNO2 ne peut pas se lier à ACE2. Mais, cette observation, tout comme la précédente, démontre que des insertions nucléotidiques ont régulièrement et naturellement lieu chez les coronavirus.

La fonction de ce site de clivage a furine, dont nous n’avons pas encore discuté, a été plus simple à déterminer. Par exemple, une étude publiée le 21 mai 2020 par une équipe allemande du Leibniz institute15, démontra qu’il est essentiel pour l’infection des cellules pulmonaires humaines.

Comme je l’ai indiqué plutôt, les articles de Rosana Segreto et Yuri Deigin qui rassemblent plus d’accusations que de preuves scientifiques, ont fait parler d’eux et ont reçu des réponses. Sans entrer dans les détails car on s’y perdrait, je vais en mentionner une que je trouve intéressante. Le 23 février 202119, une équipe américano-russe, publie une réponse dans BioEssays, journal qui a publié les articles de la microbiologiste autrichienne. Dans ce papier, les auteurs estiment mathématiquement qu’au vu du fait que le RATG13 et le sars-cov2 différent de 3,8% au niveau de leur séquence protéique, il aurait fallu 15 années, et ce, en mettant en culture des cellules pulmonaires en permanence, pour obtenir le sars-cov2. Or, le RATG13 n’a été découvert et isolé qu’en 2013. Au mieux donc, les chercheurs chinois auraient pu générer le sars-cov2 qu’en 2028. Bien sûr, les auteurs notent que des composés mutagéniques comme le ribavirin ou l’utilisation d’exoribonucléases auraient pu être utilisé pour accélérer le process. Mais en ce cas, le sars-cov2 présenterait plus de mutations par rapport au RATG13. Ils estiment aussi que l’institut de Wuhan n’a pas pu utiliser le virus MP789 de pangolin car si la séquence protéque du receptor binding domain est proche de celle du sars-cov 2, les deux virus présentent une homologie de séquence nucléotidique (au niveau génétique donc) pour cette zone de seulement 86,6%. Là encore le temps manquait donc au chinois. Segreto refuse l’argument d’une sélection naturelle, c’est-à-dire d’une combinaison d’un virus de chauve-souris et de pangolin. Pourtant, et nous l’avons vu précédemment, ce genre de combinaison est fréquente. Qui plus est, le 5 novembre 202020, une équipe internationale menée par le professeur anglais David L Robertson, démontre, en utilisant des méthodes de datations phylogéniques, que le sars-cov 2 n’est pas le fruit d’une recombinaison de sarbecovirus connu mais que sa séquence sur le receptor binding domain, qui pose question aujourd’hui, est en réalité l’ancêtre de celle existant chez certains coronavirus de chauve-souris. Cette idée est intéressante car elle sous-entend que les chauves-souris sont infectés par le lignage qui donnera le sars-cov2 ; un ancêtre au sars-cov2, depuis au moins 1948. Ce résultat est cohérent avec ceux trouvés par l’Institut Pasteur qui le 17 septembre 202128,29 publia un article (encore en pré-print) indiquant avoir trouvé en péninsule indochinoise (au Laos) des coronavirus de chauve-souris possédant le fameux receptor binding domain permettant de se fixer à ACE2 et donc d’entrer dans les cellules de mammifères le possédant. Pour finir sur les travaux de la microbiologiste Segreto, elle a répondu à l’équipe américano-russe en revenant sur son hypothèse de RATG13 comme progéniteur31. Il y a quelques jours Segreto a reçu une nouvelle réponse à son article30. Je vous mets cela en lien pour celles et ceux qui seraient intéressés car je ne souhaite pas entrer dans le détail de ces articles. Enfin, pour enfoncer le clou d’une origine naturelle du sars-cov 2, une équipe italienne a publié une étude mathématico-informatique démontrant l’impossibilité d’avoir utilisé un coronavirus déjà connu comme support pour fabriquer le sars-cov 232.

Après de nombreuses recherche le monde scientifique a tranché et a établi un consensus : le sars-cov2 est d’origine naturelle. Plusieurs hypothèses sur cette origine sont encore à l’étude mais son caractère anthropique est définitivement abandonné. J’espère vous avoir montré avec cette histoire comment procède la recherche. A pas lents, elle travaille à établir un consensus. On confronte nos hypothèses, on se répond, se re-répond. Mais, au final, un consensus émerge. 

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Paul-Emmanuel Vanderriele

Sources :

1/ https://www.nature.com/articles/s41591-020-01205-5

2/ https://www.youtube.com/watch?v=__dICeDyu44&t=483s

3/ https://www.nature.com/articles/s41586-020-2012-7

4/ https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/nejmoa2001017

5/ https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jmv.25682

6/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7435492/pdf/BIES-9999-2000091.pdf

7/ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1873506120304165

8/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3889862/

9/ https://www.jbc.org/article/S0021-9258(20)49727-3/fulltext

10/ https://www.youtube.com/watch?v=EO9KAsd55AA&t=1s

11/ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166354220300528?via%3Dihub

12/ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0092867420302622

13/ https://www.nature.com/articles/d41586-020-00341-9

14/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32416074/

15/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7194065/

16/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7744920/

17/ https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/bies.202100137

18/https://www.researchgate.net/publication/340924249_Is_considering_a_genetic-manipulation_origin_for_SARS-CoV-2_a_conspiracy_theory_that_must_be_censored

19/ https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/bies.202000325

20/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32724171/

21/ https://www.nature.com/articles/s41591-020-0820-9.pdf

22/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5457962/pdf/nihms861907.pdf

23/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25428871/

24/ https://academic.oup.com/glycob/article/28/7/443/4951691

25/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7458444/

26/ https://www.nature.com/articles/s41594-020-0468-7

27/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7224457/pdf/ppat.1008421.pdf

28/ https://www.researchsquare.com/article/rs-871965/v1

29/ https://www.nature.com/articles/d41586-021-02596-2

30/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34697827/

31/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34327738/

32/ https://www.europeanreview.org/article/21041

lundi 6 décembre 2021

Sources débunkage Hold-On

 

Bibliographie :

·        Informations sur le collectif de journalistes à l’origine de Hold-On 

 https://citizen-light.fr/presentation/

·        Tabac et cancer du poumon

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1822067/pdf/canmedaj00660-0087.pdf

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2061862/?page=1

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2073769/

https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/291777

·         Article sur Total et le réchauffement climatique 

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0959378021001655

·        Bref historique du positionnement scientifique sur le changement climatique 

https://www.science.org/doi/10.1126/science.193.4252.447?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori:rid:crossref.org&rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed

https://www.science.org/doi/10.1126/science.209.4458.763?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori:rid:crossref.org&rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed

·        Durée d’une génération humaine

https://www.ancestry.fr/learn/learningcenters/default.aspx?section=lib_Generation#:~:text=Notre%20connaissance%20de%20la%20moyenne,ann%C3%A9es%20varie%20selon%20le%20cas.

·        Covid 19 vs grippe

https://www.hopkinsmedicine.org/health/conditions-and-diseases/coronavirus/coronavirus-disease-2019-vs-the-flu

·        Anticorps après 2 doses et un rappel 

 https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2114255

·        Inefficacité ivermectin contre le sars-cov2

 https://www.mdpi.com/2075-4418/11/9/1645

·        Causes à effets en médication 

 https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0171470

·        Premiers résultats sur les vaccins

- Moderna: https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)32661-1/fulltext

- Pfizer: https://www.nejm.org/doi/pdf/10.1056/NEJMoa2034577?articleTools=true&fbclid=IwAR38b5CyG0MLLUrpg-yBb-_vyXjpyiBak-3cgHpG6i5kM92NMdwMsxZOfhA

·        Ma vidéo avec Marine sur les essais cliniques :

https://www.youtube.com/watch?v=LSbQBScUCFs

·        Arrêts cardiaques chez les jeunes : https://www.swissheart.ch/fileadmin/user_upload/Swissheart/Bilder_Inhalt/5.0_Ueber_uns/5.1_Aufgaben_u_Aktivitaeten/Chiffres_et_donnees.pdf

 

·        Ma vidéo sur le rapport de l’activité hospitalière : https://www.youtube.com/watch?v=69uknMHixzM&t=14s

 

·        Mon debunk des propos du docteur Agret :

https://www.youtube.com/watch?v=eSR5znULyDo

·         Transmission virus après vaccination :

 https://www.nejm.org/doi/pdf/10.1056/NEJMc2106757?articleTools=true

 

·         ANSM point de situation effets secondaires vaccins :

https://ansm.sante.fr/actualites/point-de-situation-sur-la-surveillance-des-vaccins-contre-la-covid-19-periode-du-03-09-2021-au-16-09-2021

 

·        BBC morts des vaccins en Ecosse :

https://www.bbc.com/afrique/monde-58995752

·        Morts des vaccins en Ecosse, études sources :

https://academic.oup.com/ije/article/50/4/1064/6294008

https://bmjopen.bmj.com/content/11/8/e048852.long

https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00380-5/fulltext

·        Rapports ANSM sur les effets secondaires des vaccins contre le sars-cov 2 :

https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/covid-19-vaccins/covid-19-suivi-hebdomadaire-des-cas-deffets-indesirables-des-vaccins

·        Ce que dit le Vidal sur ces vaccins :

https://www.vidal.fr/maladies/voies-respiratoires/coronavirus-covid-19/vaccins.html

·        Formes graves et vaccins :

https://www.rts.ch/info/sciences-tech/12371953-pourquoi-le-vaccin-protege-davantage-contre-les-formes-graves-que-benignes-du-covid.html

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/22221751.2021.1971569

·        Sur la dangerosité (sécurité) des vaccins :

https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2027906?url_ver=Z39.88-2003&rfr_id=ori:rid:crossref.org&rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed

·        Comment la FDA étudie cette dangerosité :

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/pds.5142

·        Structure des membranes cellulaires

https://www.nature.com/articles/nrm.2017.138.pdf

·        Biais sexuels en recherche biomédicale

http://www.slate.fr/story/177939/tests-souris-laboratoire-sexistes

·        Historique de la vaccination de la femme enceinte

https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/220686

https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/219734?casa_token=UGizD0JSwDwAAAAA:0yGt8DYugLU3dA2OgteTT_9-rdAPq0jhjYo_BOMNK4pyi2ChsWWe3h2ZjqbuDgOkDDz-8Fc8G7Ua

https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/0002-9378(58)90027-9

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1521693420301589?via%3Dihub

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0889854518300068?via%3Dihub

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264410X19300453?via%3Dihub

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(09)61304-0/fulltext

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7550856/pdf/main.pdf

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4926428/

·        Risque de vaccination chez la femme enceinte

https://www.ordre-sages-femmes.fr/actualites/vacciner-la-femme-enceinte-contre-la-grippe-proteger-la-mere-proteger-lenfant-a-naitre/

https://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/mm6333a4.htm

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4926428/pdf/ijms-17-00894.pdf

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0264410X19300453?via%3Dihub

·        Guidelines pour la vaccination de la femme enceinte contre le sars-cov2 :

https://www.mdpi.com/2036-7449/13/3/64/htm

·        Grossesse et risques avec le sars-cov 2 :

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2589537021001978?via%3Dihub

https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6938e1.htm?s_cid=mm6938e1_w

·         Résultats vaccins chez femme enceinte

https://trialsjournal.biomedcentral.com/track/pdf/10.1186/s13063-020-04775-4.pdf

https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2104983

·        Vaccin covid 19 et syncytine

https://ofsp-coronavirus.ch/myths/mythe-4-sur-la-vaccination-infertilite/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8609745/

·        Homologie spike et syncytine

https://www.mdpi.com/2079-7737/10/3/238/htm

·        Risque de contamination chez les vaccinés

https://www.lepharmacien.fr/blog-pharmacien/article/non-vaccine-12-fois-plus-de-risques-d-etre-contaminant

·        Creutzfeldt-Jakob

https://watermark.silverchair.com/49-4-960.pdf?token=AQECAHi208BE49Ooan9kkhW_Ercy7Dm3ZL_9Cf3qfKAc485ysgAAAukwggLlBgkqhkiG9w0BBwagggLWMIIC0gIBADCCAssGCSqGSIb3DQEHATAeBglghkgBZQMEAS4wEQQMcB2ho2pY221HvnTTAgEQgIICnMVbOa7wmJDe2yJGFSNV7K5-pjPmPs5fK3qOZivpEwqgAVKDpY3s-KD0IEYGZkSifUqZpKIyN1EhGJBDTTn4AEig2rwPT5QAVwyPrBu5QLdpCcrAsMmcmwpbwKqyZAr9ehnsNIhY1iVMQkxj_V6LmN1GSz58_VmGNSxN7JI7SvUYuXgxYqDt7DSUlgzvdTz3KQ5vzs49x5tBTBDq1u3joPl1SK7lkzkIYp_O0D9kOtkI4K3-AhE1b5BffUXtBFWGlbWPx-nhAXj366MPRMXuJwR3UKBWB5hbc3FgO7ypoXfQHpc1lQUr0wi39MkQKHZ2ZjHthvzCJl3iD0orK_yBvf2q12vcGxFP8CHua3VVk7F2QRASZEJ4SX7NW-v8LgdQGLfHim27rARmZnrXfmGxCGM4vBAzezVzqKpwzfo0iaNV3jCtVoDXHQdvHope3nxMUhIzrVPE5TdfZvpeN1iuh5sGXFEtNa9BfmdhNpw-D4RT4nIHN4bTCX5-jhTbd2ilQzZNTnb2QxBCP0Rrj0hEnYDSTKewSP4Kb2kb-RQq9n2BhXzZfijevuaMdnme8doNnpPta36rui-sRh3laaKvxs--1qUxca7vH2Mx9QTU5Ysbmw-ASXg5zS8lhTTu4jGXoeRKWXrEUZ_85cEHcLoSWRX0DMusuZvN0XK-CkJEN9aXnK4-y8G-gtcJ584dFp4RVAMNc4TK5T4hEBlUDyPh8_Tj4Z154585SnJy5QJLIOFgGdCjH4qZS6Td6Aw-DmfSeIk30qZJ9S6MN8nqSsdCjIHfmINZdqxc1LKxLQ7nC_aWxfUN5KQ7rPC0DFwQoSsFWIerLykh4smJwjkN7JFm1frDignLll8xVul6LZy0lThd9_mzF35mJIdgN53-

https://jnnp.bmj.com/content/jnnp/38/3/210.full.pdf

https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/krankheiten-im-ueberblick/cjk.html

·        Formes graves du sars-cov2 chez les enfants

https://reader.elsevier.com/reader/sd/pii/S0929693X20301172?token=1F7145EE9E9E55C9B9C81C010D79A27574FFC8AD4AFB45B8FDBB79707AEC80812E7FF53056287916F996AC2FAB493BBC&originRegion=eu-west-1&originCreation=20211202132701

https://www.infovac.fr/docman-marc/public/divers/1764-programme-du-3e-me-eworkshop-du-fhu-child-10-juin-2021/file

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0031395520301073?via%3Dihub

·        Personnes sauvées par vaccins

https://www.lematin.ch/story/le-vaccin-aurait-evite-2600-deces-en-suisse-150-000-en-angleterre-563357485921

https://www.eurosurveillance.org/content/10.2807/1560-7917.ES.2021.26.47.2101021#html_fulltext

·        Mortalité de l’HCQ en cas de Covid-19

https://www.nature.com/articles/s41467-021-22446-z

·        Regrets de Pinçon-Charlot

https://www.lemonde.fr/livres/article/2021/09/01/les-regrets-de-monique-pincon-charlot_6093026_3260.html

·        Faillites pour cause de covid

https://www.challenges.fr/entreprise/voici-le-top-10-des-faillites-liees-a-la-crise-du-covid_735216

https://www.lefigaro.fr/societes/covid-quelles-sont-les-multinationales-gagnantes-et-perdantes-20201119

https://www.eulerhermes.com/fr_BE/actualites/dernieres-actualites/othr-la-bombe-a-retardement-des-faillites-liees-au-covid-19.html

·        Saturation des hôpitaux avant Covid 19

https://www.leparisien.fr/societe/urgences-saturees-face-a-la-grippe-des-gens-attendent-plus-de-huit-heures-dans-les-couloirs-13-02-2019-8011185.php

https://sante.lefigaro.fr/article/grippe-tension-dans-142-hopitaux-et-deja-l-an-nonce-d-un-lourd-bilan/

·        Circulation du virus en France

https://link.springer.com/article/10.1007/s10654-020-00716-2

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S1473-3099%2820%2930200-0

·        Rapport de l’activité hospitalière en France en 2020 (Covid-19)

https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_covid.pdf

·        Rapport de l’activité hospitalière en France en 2020 (soins courts)

https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_mco.pdf

·        Rapport de l’activité hospitalière en France en 2020 (à domicile)

https://www.atih.sante.fr/sites/default/files/public/content/4144/aah_2020_analyse_had.pdf

·        Technécium

https://www.laradioactivite.com/site/pages/scintigraphiesosseuses.htm

·        Ma playlist sur les vaccins

https://www.youtube.com/watch?v=6qJn31Gq2bs&list=PLc7-AR_iD7ARo0pvWvcSzofTFp7cmUbSu

·        Utilité des tests PCR

https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2020/revue-medicale-suisse-689/performance-du-frottis-nasopharynge-pcr-pour-le-diagnostic-du-covid-19-recommandations-pratiques-sur-la-base-des-premieres-donnees-scientifiques

https://www.rts.ch/info/suisse/11689982-pour-les-experts-il-y-a-peu-de-faux-positifs-apres-un-test-du-covid19.html

·        France 2 et Babel :

https://www.france.tv/france-2/complement-d-enquete/2721737-fake-news-la-machine-a-fric.html

https://chimes-gardenia-ecty.squarespace.com/

https://disclose.ngo/fr/

·        Hospitalisation covid à Genéve :

 https://www.rts.ch/info/suisse/12426191-les-hospitalisations-covid19-atteignent-des-records-chez-les-moins-de-quarante-ans.html

·        Tests pfizer sur les enfants :

https://www.lindependant.fr/2021/09/20/covid-19-le-vaccin-pfizerbiontech-sur-et-bien-tolere-par-les-enfants-de-5-a-11-ans-9801869.php

https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-que-dit-l-etude-de-pfizer-biontech-sur-la-vaccination-des-enfants-20210921

·        Confinement et sars cov 2

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmed.2020.603996/full

https://elifesciences.org/articles/63704

·        Age des morts covid 19

 https://www.nature.com/articles/s41586-020-2918-0.pdf

https://content.iospress.com/articles/journal-of-pediatric-rehabilitation-medicine/prm200794

·        Origine sars cov 2 :

 https://www.youtube.com/watch?v=dAJjtKnQqeg

 

Citizen4Science donne une image erronée du monde de la recherche!

  NB  : Il est possible que ces lignes soient mal interprétées par la faune du net. Je précise donc que l’objectif de ma réponse n’est que ...